Un nouveau record battu par les Fintech françaises en 2018

Les startups Françaises de la Fintech n’ont jamais attiré autant d’investissements qu’en 2018. Mêlant innovation et finance, ces jeunes entreprises représentent un véritable attrait pour les incubateurs d’entreprises. Bien que le montant moyen des placements reste tout de même modeste par rapport aux sommes observées dans le reste du monde, beaucoup de champions français ont réussi à décrocher des fonds non négligeables leur permettant ainsi de se transformer en scale-up. On vous laisse découvrir l’état des lieux de la Fintech française avec Franck Peltier.

La Fintech française en 2018

La Fintech Française s’est remarquablement développée dans les services bancaires ainsi que dans les métiers du paiement et du financement 2.0. En 2018, les startups Françaises de la finance ont battu des records, d’après le rapport publié par KPMG fin décembre. Il a été indiqué que les Fintech Françaises ont levé une somme de 365 millions d’euros au cours de l’année 2018 et ce à travers 72 opérations, tandis qu’on en 2017 elles avaient levé un total de 318 millions d’euros. Soit une hausse de 15% en l’espace d’une année. Pour rappel, le montant des placements levés par les startups françaises s’estimait à 135 millions en 2015, 29 millions en 2013 et quelques millions en 2010.

Parmi les startups qui ont connu les plus importantes levées de fonds, on note : Ledger qui opère dans le domaine des logiciels pour crypto-monnaies avec un montant s’élevant à 61 millions d’euros en janvier, October qui a atteint un total de 32 millions d’euros en juin, et Alan qui opère dans le domaine de l’assurance santé digitalisée et qui est arrivée à 23 millions d’euros en avril 2018.

D’après Franck Peltier, les secteurs de la Regtech, de l’Assurtech et de la Blockchain sont les secteurs qui ont recueilli le plus d’investissement en 2018, soit respectivement 6%, 12% et 19%. Cette progression s’explique par plusieurs facteurs parmi lesquels on note : la transformation des modes de la consommation, les infrastructures et surtout les compétences françaises dans les sciences cognitives.

Les obstacles rencontrés par les Fintech françaises

D’ailleurs, même si les Fintech françaises ont affiché un taux de croissance prometteur, elles font cependant face à plusieurs obstacles comme l’utilisation encore limitée des services financiers. Jusqu’à présent le service le plus utilisé dans l’Hexagone ne dépasse les 9% d’utilisateurs. Cette sous-utilisation revient principalement à l’inquiétude et au manque de confiance éprouvé par les ménages, notamment face à la mauvaise exploitation des données personnelles.

Pour cela, Franck Peltier recommande aux nouveaux acteurs de mener des campagnes d’information et de sensibilisations sur les nouvelles technologies de la Fintech, ainsi que leur utilisation et leurs avantages par rapport aux systèmes traditionnels. De plus, il est nécessaire d’adopter des politiques claires, dans le but de rendre l’implicite explicite et d’instaurer un climat de confiance et de clarifier les objectifs, le fonctionnement et surtout les valeurs véhiculées par chaque entreprise.